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Origine de l'école   >   Le constat initial
Le constat initial

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L'école en France

 

Le format de l’école actuelle date des années 1880 avec la mise en place des lois Ferry qui rendent l'école obligatoire, laïque et gratuite.

La durée hebdomadaire d'enseignement est alors fixée à 30 heures réparties comme suit :

  • 5 jours d’enseignement : lundi, mardi, mercredi, vendredi et samedi

  • 3h le matin, 3h l’après-midi chaque jour

  • le jeudi libéré afin de permettre l'organisation de la catéchèse en dehors de l'école

  • 37 semaines par an

 

 

Il y a eu très peu d’évolution depuis :

  • 1956 : interdiction des devoirs à la maison.

  • 1969 : la durée de cours hebdomadaire passe à 27 heures (suppression du samedi après-midi).

  • 1972 : le jour d'interruption des classes au cours de la semaine scolaire passe du jeudi au mercredi.

  • 1989 : la durée hebdomadaire d'enseignement passe à 26 heures.

  • 2008 : la durée hebdomadaire passe à 24 heures hebdomadaires sur 36 semaines (suppression du samedi matin).

  • 2013 : l'organisation de la semaine passe à neuf demi-journées (ajout du mercredi matin, raccourcissement des autres journées).

 

Ces adaptations de la loi initiale restent mineures face aux modifications radicales que notre société a connues depuis 1880.

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Evolution de notre société depuis 1880

 

L’émancipation de la femme

 

Le gros changement de notre société vient après la seconde guerre avec la démocratisation du travail des femmes (et donc de la mère de famille).

Les mères étant employées elles ne peuvent plus assurer la gestion de la garde des enfants comme avant guerre, et surtout depuis la féminisation du salariat dans les années 60. Aujourd’hui 76% des femmes âgées de 25 à 49 ans ont un emploi (source : INSEE, enquête emploi 2014)

 

 

La prise en compte de la protection de l’environnement

 

Aujourd’hui l’écologie est omniprésente dans notre société.

De la réduction des déchets à l’agriculture locale (voire biologique) en passant par les énergies renouvelables, notre quotidien est « écolo ».

La protection de l’environnement est le leitmotiv de ce siècle.

 

 

Le développement des activités artistiques, culturelles et sportives

 

Ce n’est que depuis les années 60-70 que la culture se veut à la portée de tous.

Le sport comme activité régulière se développe à ce moment là voyant le nombre de licenciés sportifs croitre de près de 7% par an pendant 15 ans (de 1957 à 1972, source : Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative - Mission Statistique : Bulletin de statistiques et d’études N° 04-06 de Novembre 2004).

Les sorties culturelles deviennent accessibles à la plupart des foyers qui accordent désormais 10% de leur budget aux loisirs (source : INSEE, communiqué de presse du 24 septembre 2009: "50 ans de consommation en France"), et les voyages à l’étranger se démocratisent.

C’est aussi dans cette période que la pratique de la musique ou de la peinture n’est plus réservée à une élite (source : DEPS, Ministère de la Culture et de la Communication, 2011 : étude sur les pratiques culturelles, 1973-2008).

Ces activités sont aujourd’hui considérées comme essentielles dans l’épanouissement des adultes comme des enfants.

 

 

La prise en compte du bien-être de l’enfant

 

Depuis quelques décennies les professionnels de l’enfance s’accordent et parlent de « bienveillance » ou de « parentalité positive » et encore de respect de l’enfant et de son rythme biologique.

Là où en 1880 on voyait un enfant comme un « petit adulte », on connait aujourd’hui les spécificités de l’enfant ; on sait quelles méthodes d’apprentissages ludiques seront les plus adaptées en fonction de la maturité de son cerveau.

On sait également qu’un enfant doit être respecté, entouré de compassion et élevé dans un cadre fait de règles et non de contraintes, et qu’il faut respecter ses besoins primaires propres (fatigue, faim…) pour lui assurer un développement optimal.

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Conséquences sur l’organisation des familles

 

Le travail de la mère

 

Aujourd’hui, dans plus de 70% des familles, les deux parents travaillent (source : INSEE, enquête emploi configuration familiale, 2014), donc l’offre de garde/occupation des enfants s’est multipliée mais ne s’accorde pas : les enfants changent de mode de garde et passent sous la responsabilité de différentes personnes plusieurs fois par jour et tout au long de l’année :

  • Lors des journées d’école :

  • 7h30 / 8h30 -> temps de garderie : responsabilité de la mairie

  • 8h30 / 11h30 -> temps scolaire : responsabilité de l’école

  • 11h30 / 13h30 -> temps cantine : responsabilité de la mairie

  • 13h30 / 15h45 -> temps scolaire : responsabilité de l’école

  • 15h45 / 17h30 -> temps de garderie : responsabilité de la mairie

  • Trajet matin et soir -> pour certains, trajet en bus : responsabilité de la société de transport en commun

  • A partir de 17h30 jusqu’au retour d’un parent -> temps de garde : responsabilité d’une tierce personne (au domicile de l’enfant par une « nounou », une étudiante, une jeune fille au pair, un membre de la famille… ou au domicile de la tierce personne)

  • Lors des journées du mercredi :

  • 7h30 / 8h30 -> temps de garderie : responsabilité de la mairie

  • 8h30 / 11h30 -> temps scolaire : responsabilité de l’école

  • Trajet matin et midi -> pour certains, trajet en bus : responsabilité de la société de transport en commun

  • A partir de 11h30 jusqu’au retour d’un parent -> temps de garde : responsabilité d’un centre aéré, club de sport ou tierce personne

  • A partir de 11h30, si le parent peut prendre son enfant -> temps d’activités extrascolaires : responsabilité des différentes infrastructures artistiques et/ou culturelles et/ou sportives nécessaires

  • Lors des vacances scolaires :

  • hormis lors des 5 semaines annuelles de vacances de ses parents (un enfant en a 16) -> temps de garde : responsabilité d’un centre aéré, club de sport ou tierce personne (« nounou », membre de la famille…)

 

Il est facilement compréhensible que :

  • l’enfant est épuisé d’être « balloté » d’une structure à une autre

  • la gestion de ces différents modes de garde est stressante, éprouvante et coûteuse pour les parents

  • il y a une course perpétuelle après le temps

 

 

La protection de l’environnement

 

Pour vivre avec son temps, l’école se doit de véhiculer cette dynamique de protection de l’environnement.

Pourtant aujourd’hui l’écologie ne fait pas partie des programmes de l’éducation nationale en primaire et les écoles n’ont aucune politique environnementale.

Les parents, qui pratiquent le tri des déchets ou les économies d’énergie au quotidien, souhaiteraient que l’école soit dans la même dynamique, l’avenir de leur enfant passe par la protection de la planète et de son environnement !

 

 
Le développement des activités artistiques, culturelles et sportives

 

Tous les parents sont conscients de la nécessité de faire pratiquer une ou des activités artistiques, culturelles et/ou sportives à son enfant.

Néanmoins, avec le planning actuel des familles, cette nécessité est relayée au second plan, voire tout simplement abandonnée.

La réforme des rythmes scolaires mise en place en 2013 devait aider les familles à proposer au moins une activité à leur enfant en libérant du temps le soir et en faisant venir les activités à l’école. Malheureusement, bien que belle sur le papier, l’application de cette réforme ne porte pas ses fruits et les enfants se retrouvent avec plus de garderie et encore moins de temps pour les activités extrascolaires.

 

 

La prise en compte du bien-être de l’enfant

 

Même si les châtiments corporels ont été bannis, et les punitions et humiliations interdites, l’école publique aujourd’hui n’est pas vraiment associée au bien être de l’enfant : classes surchargées, repas pris dans le bruit et la rapidité à la cantine, sous effectif de surveillants pendant les interclasses, ennui pendant les temps (trop nombreux) de garderie, professeurs surmenés n’ayant pas le temps d’accorder l’attention nécessaires aux enfants, dortoirs exclusivement réservés aux tous petits…

Cette prise de conscience de la part des parents pour le bien-être de leur enfant ne peut être appliquée dans l’école publique telle qu’elle est organisée aujourd’hui.